jeudi 31 décembre 2009

Happy New Year to All of You!

"Il s'agit de servir la dignité de l'homme par des moyens qui restent dignes au milieu d'une histoire qui ne l'est pas. On mesure la difficulté et le paradoxe d'une pareille entreprise."
Albert Camus

mardi 22 décembre 2009

En attendant Noël...

Chaque année, à la période des fêtes, la ville de Bethléem occupe le devant de la scène: lieu de naissance de Jésus, de rassemblement des pélerins du monde entier, symbole de la religion chrétienne. L'imagerie biblique évoque Marie et Joseph, les rois mages, l'étoile du berger...

Les images que je retiens de Bethléem sont les suivantes:







Je ne vais pas revenir en détail sur la situation actuelle de Bethléem puisque j'y ai déjà consacré un article (03.08.09). Je tiens néanmoins à rappeler que cette ville, située à une quinzaine de kilomètres au sud de Jérusalem, abrite le checkpoint le plus massif de toute la Cisjordanie. C'est également l'un des endroits où le Mur "de sécurité" est le plus visible. Lorsqu'on marche le long de cette structure bétonnée interminable, on réalise à quel point les Palestiniens doivent se sentir isolés, parfois coupés de leurs terres et du reste de leur famille. Bref...

Sur le nombre de chrétiens qui viennent en pélerinage à Bethléem, que ce soit à Noël, à Pâques ou à n'importe quel autre moment de l'année, combien d'entre eux ont conscience de la réalité qui se cache au-delà des murs de l'église de la Nativité? Combien savent que les camps de réfugiés d'Aida et de Dheisheh, situés au coeur de la ville, abritent à eux deux plus de 17'000 Palestiniens déplacés?

Beaucoup de tours opérateurs évitent de passer près du Mur et de mentionner Gilo Checkpoint. Pourquoi? Pour maintenir l'illusion selon laquelle Bethléem est telle qu'à l'époque du Christ?

Je ne pense pas que le symbole chrétien de cette ville sainte va s'effondrer à partir du moment où l'on reconnaît que certaines évolutions historiques et politiques ont transformé Bethléem d'une bien triste manière. Au contraire, le message biblique peut s'en trouver renforcé et plus cohérent, davantage adapté au contexte actuel.

Lors de mon séjour en Cisjordanie, j'ai eu l'opportunité de rencontrer plusieurs groupes de chrétiens tout à fait informés et clairement sensibilisés à la question palestinienne et je sais qu'ils ne sont de loin pas les seuls. Le problème réside plutôt dans le fait que le tourisme chrétien "solidaire" en Cisjordanie est encore considéré comme marginal, alternatif. Et c'est ce qui doit changer.

A ce titre, je tiens à souligner que le programme auquel j'ai participé (EAPPI - Ecumenical Accompaniment Programme in Palestine and Israel), mis en place par le Conseil oecuménique des Eglises suite à une appel lancé par les Eglises chrétiennes de Palestine, fait un travail remarquable en envoyant des observateurs des droits humains dans les Territoires Palestiniens Occupés.




A l'intérieur de l'Eglise de la Nativité